Les hommes, comment allez-vous vraiment ?

Un symptôme que l’on préfère ignorer. Un rendez-vous médical que l’on repousse. Une période difficile dont on ne parle à personne. Parce qu’on manque de temps, parce qu’on espère que cela passera ou parce qu’on a appris à ne pas se plaindre.

Ces situations ne concernent pas tous les hommes, mais elles rappellent une réalité : prendre soin de sa santé ne va pas toujours de soi.

Chaque mois de novembre, Movember met la santé masculine au premier plan. Derrière la moustache devenue le symbole de la campagne, l’objectif est de sensibiliser aux cancers de la prostate et des testicules, à la santé mentale et à la prévention du suicide.

L’enjeu dépasse la sensibilisation : il s’agit aussi d’encourager chacun à mieux connaître sa santé, à reconnaître les situations qui nécessitent un avis médical et à demander de l’aide sans attendre que les difficultés prennent toute la place.

Quand « ça va » ne dit pas tout

La santé ne se résume pas à l’absence de symptômes visibles. On peut continuer à travailler, à s’occuper de ses proches et à répondre présent tout en traversant une période difficile ou en négligeant un problème de santé.

Parler de ses difficultés, consulter lorsqu’un symptôme persiste ou demander conseil en cas de doute sont des démarches importantes. Elles ne sont pas des signes de faiblesse, mais des façons d’agir pour sa santé.

La santé mentale mérite la même attention que la santé physique. Un mal-être qui s’installe, un isolement inhabituel ou des difficultés qui deviennent difficiles à gérer ne doivent pas être banalisés.

PREVY movember 1 - - Movember : la santé des hommes mérite qu’on en parle toute l’année - PREVY Prévention & Santé au Travail

Le bon réflexe : ne pas rester seul avec une question ou une inquiétude. Le médecin traitant est un interlocuteur privilégié pour faire le point, répondre aux questions et orienter vers les examens ou les professionnels adaptés.

Trois sujets à ne pas négliger

  • Le cancer de la prostate : c’est le cancer le plus fréquent chez l’homme. En France, 59 885 nouveaux cas étaient estimés en 2018. La question d’un éventuel dépistage doit être discutée avec un médecin, en tenant compte de la situation de chacun.
  • Le cancer du testicule : il touche notamment les hommes jeunes. Une grosseur, un gonflement ou une douleur inhabituelle au niveau d’un testicule justifie un avis médical.
  • La santé mentale : un mal-être persistant, un repli sur soi ou des changements inhabituels dans son quotidien méritent d’être pris au sérieux. Il est possible de demander de l’aide sans attendre que la situation se dégrade.
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Au travail aussi, parlons de santé

Le travail fait partie de la vie, et les difficultés de santé peuvent avoir des répercussions sur le quotidien professionnel. Pour les employeurs, favoriser un environnement dans lequel chacun peut exprimer une difficulté, être écouté et connaître les ressources disponibles participe à la prévention.

Il ne s’agit pas de demander aux managers de poser un diagnostic ou de se substituer aux professionnels de santé, mais de contribuer à lever certains freins : la peur d’être jugé, la banalisation des difficultés ou l’impression qu’il faut continuer à tenir coûte que coûte.

La visite en santé au travail est aussi un moment pour échanger sur ses préoccupations de santé. Selon les besoins et la situation, les professionnels de PREVY peuvent apporter des conseils de prévention, proposer un accompagnement dans le cadre de leurs missions ou orienter le salarié vers un professionnel de santé adapté.

Une question, une difficulté ou une inquiétude : il ne faut pas hésiter à en parler lors de sa visite.

En novembre, et bien au-delà

Movember est l’occasion d’ouvrir la discussion, mais la santé mérite une attention tout au long de l’année.

Que l’on soit concerné directement ou que l’on s’inquiète pour un proche, une question simple peut être un premier pas : « Comment vas-tu, vraiment ? »

Prendre le temps d’écouter, de parler de ses difficultés ou de demander conseil peut faire la différence.